bye bye maya!

bye bye maya!
Le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles


Depuis quelques années, on constate un phénomène inexplicable : les abeilles domestiques, subitement, à n'importe quelle époque (sauf l'hiver où la ruche est en sommeil) ne rentrent pas dans leur ruche. On constate également une absence de cadavres d'abeilles dans la ruche ou à proximité. Les colonies d'abeilles disparaissent, purement et simplement.

Ce phénomène n'est pas nouveau. Il a été signalé localement dès 1896. Mais les disparitions ont pris de l'importance et ont commencer à se généraliser depuis la fin des années 1990. L'alerte a été donnée dès les années 2000 en Europe et dès 2006 aux Etats-Unis.

Les pommiers, mais aussi les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le coton, l'arachide, le melon, etc. dépendent à 90 %, voire à 100 % des abeilles pour leur pollinisation. "Si l'abeille venait à disparaitre de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que 5 années à vivre." disait Albert Einstein, dit-on.

Alors, il est vrai qu'il y a d'autres insectes pollinisateurs que les abeilles, et que la multiplication des colonies d'abeilles domestiques est une technique parfaitement maîtrisée. Mais en 2007, on a constaté un pic alarmant de disparitions d'abeilles.

En 2007, le taux de ruches abandonnées ou presque désertées atteignait 70 % voire 80 % dans les régions et pays les plus touchés. Un quart du cheptel des ruchers des USA auraient disparu rien que durant l'hiver 2006-2007 et 35 états ont été touchés selon un rapport du Congrès américain de juin 2007.

On ne sait pas vraiment pourquoi les colonies d'abeilles disparaissent. Plusieurs hypothèses ont été avancées, parmi lesquelles on peut citer :
- Le virus IAPV (Israeli acute paralysis virus of bees).
- Le téléphone portable. Deux scientifiques de l'université de Landau en Allemagne ont montré que les ondes produites par un téléphone portable empêchaient les abeilles de retourner à leur ruche.
- Les pesticides, comme le Gaucho ou le Régent TS.

Ce qui est certain, c'est qu'on a du mal à imaginer un monde sans abeilles. Il est également certain que c'est l'homme qui est à l'origine de ces disparitions massives de colonies d'abeilles.

Hypothèses explicatives (liste non limitative)
Parmi les pistes étudiées ou évoquées ;

Des virus (ex : virus de la maladie noire, bactéries pourraient être en cause, ce que suggère l'aspect épidémique et brutal des foyers de syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles. D'autre part, des ruches victimes du syndrome semblent mieux se rétablir après une désinfection de la ruche par irradiation[12] [13].

Le virus IAPV : une étude parue dans la revue Science en 2007 fait état de l'analyse des organismes commensaux des abeilles s'étalant sur une période de trois ans[. Ce rapport a déterminé que le virus Israeli acute paralysis virus of bees (IAPV), initialement décrit par un chercheur israélien, est fortement corrélé avec le syndrome d'effondrement des colonies. Selon l'un des co-auteurs de l'étude, Ian Lipkin : « nos résultats indiquent que l'IAPV est un marqueur significatif du CCD. L'étape suivante est de déterminer si l'IAPV, seul ou de concert avec d'autre facteurs peut induire le syndrome chez des abeilles saines ».

Le frelon, originaire de Chine, s'attaque aux butineuses des espèces d'abeilles domestiques. Il s'agit d'un facteur aggravant, non d'une cause première.

Le téléphone portable. Deux scientifiques de l'université de Landau en Allemagne ont montré que les ondes produites par un téléphone portable empêchaient les abeilles de retourner à leur ruche.

Des pesticides ont d'abord été suspectés, dont les insecticides (Gaucho, Régent TS, produits de démoustication, etc.) voire un désherbant ou un fongicide, ou des sous-produits de dégradation ou des métabolites de ces produits ayant un effet imprévu sur la capacité de l'abeille adulte à s'orienter (à partir d'un seuil lié à des effets cumulatifs ou synergiques, qui pourraient par exemple concerner toute une classe d'âge de larves, ce qui expliquerait la brutalité du syndrome). Une étude de l'AFSSA, rendue publique le 15 février 2008 disculpe ces insecticides, qui d'ailleurs, hors de France, n'ont jamais été tenus responsables des mortalités des abeilles.

Une parasitose par le varroa pourrait être une des causes du syndrome d'effondrement des colonies.Le parasitisme. Les varroas, et particulièrement Varroa destructor, parasite fréquent de l'abeille domestique ayant été véhiculé sur tous les continents par des transferts d'abeilles reproductrices ou de ruches reste une des causes initiales ou partielles possibles, en tant qu'affaiblissant les abeilles et propageant des infections virales associées.
D'autres parasites tels qu' Acarapis woodi et Paenibacillus larvae ont déjà causé des mortalités documentées par le passé.
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Une contamination de la cire par des produits toxiques qui s'y accumuleraient, soit amenés par les abeilles, soit par l'air (adsorption) a été évoquée, parce que certains produits chimiques y ont été trouvés et que les ruches ne sont pas spontanément réoccupées par des essaims.

Les OGM ont également été rapidement suspectés, car leur culture en plein champs dans certains pays a précédé de peu ce nouveau syndrome, et parce que de nombreux OGM ont été génétiquement modifiés pour produire leur propre insecticide. Par exemple, le pollen vivant de nombreux maïs transgéniques exprime la protéine transgénique insecticide Bt. En 1996, des essais en confinement de coton Bt entrepris par l'entreprise Monsanto ont provoqué la mort de 40% des abeilles présentes. Une étude de l'Université d'Iéna a porté (de 2001 à 2004) sur l'effet des pollens GM exprimant la toxine Bt sur les abeilles. Comme annoncé par les fabricants, sur les individus sains, aucun effet toxique du pollen n'a été démontré, mais les abeilles affectées par un parasite s'y sont montrées beaucoup plus sensibles, la mortalité étant alors beaucoup plus élevée chez les abeilles expérimentales nourries au pollen GM (durant 6 semaines). Les chercheurs supposent que le pollen GM pourrait affecter l'immunité de l'abeille, le Pr Hans-Hinrich Kaatz (université de Halle) estime que le Bt pourrait ne pas tuer l'abeille mais agresser les cellules des parois de son intestin, facilitant l'infection par d'autres pathogènes. Dans les 6 semaines d'expérience, les abeilles nourries avec des doses importantes de Bt (10 fois la dose normale) ont été plus nombreuses à mourir. La reine y est exposée plus longtemps, et l'effet sur plusieurs générations de larves n'a pas été étudié.
Cette hypothèse n'est généralement pas retenue comme cause principale de la disparition des apidés, car des abeilles disparaissent touchées dans des zones où les OGM sont très rares ou totalement absents, même si des cas de pollution génétique semblent avérés, et que des cultures illégales d'OGM auraient eu lieu ou ont été tolérées (en Argentine par exemple). Enfin, l'Europe où les OGM sont peu présents a été touchée avant l'Amérique du Nord où ils sont le plus cultivés. Si les OGM produisant leur propre insecticide peuvent avoir de faibles effets néfastes sur les abeilles, les insecticides « classiques » largement utilisés par les agriculteurs en ont également, et l'usage d'OGM a permis d'en réduire l'usage. Une étuderéf. à confirmer : conclut que les champs d'OGM auraient plutôt moins d'effet sur les abeilles que ceux traités par pulvérisation d'insecticides chimiques classiques (les risques liés à l'enrobage de semences par des pesticides systémiques font encore l'objet de controverses).

Une infection fongique par un champignon microscopique parasite. Par exemple, le Nosema cerenae, un champignon microscopique unicellulaire est souvent retrouvé dans le corps des abeilles mortes et a pour cette raison eté évoqué comme cause possible. Mais il pourrait ne s'agir que d'un pathogène opportuniste profitant d'une baisse de l'immunité de l'abeille.

Un facteur environnemental non compris, qui pourrait par exemple impliquer le dépassement d'un seuil de bioaccumulation d'un (ou plusieurs) polluant, éventuel leurre hormonal, avec pour effet inattendu de perturber la capacité à retrouver leur ruche.

Les pratiques apicoles sont elles-mêmes questionnées : elles ont en effet beaucoup évolué, s'intensifiant pour répondre aux normes, au marché et à la concurrence internationale, ainsi qu'au besoin des grands ruchers de trouver de vastes surfaces de fleurs suffisamment épargnées par les pesticides.
La taille croissante des ruchers, la promiscuité des abeilles, la transhumance des ruchers et les échanges de souches de reproducteurs sont a priori favorables à l'apparition et à la diffusion de maladies épidémiques parasitaires, virales et fongiques, ainsi qu'à l'apparition et à une large diffusion de résistances du varroa (ou d'autres parasites et microbes) aux produits pesticides vétérinaires utilisés pour protéger les abeilles. Les sélectionneurs ont privilégié la productivité en miel plus que la résistance ou l'adaptation génétique à l'environnement local, au détriment également des espèces sauvages.


Un article du East Bay Express du 9 Août 2007 interroge l'intensification de l'apiculture industrielle pratiqué aux États-unis. « Les abeilles sont plus libres de leurs mouvements que n'importe quel autre animal d'élevage », mais « une exploitation apicole commerciale ressemble plus à une cité HLM qu'à un pré campagnard ».

La malnutrition des abeilles pourrait accroître le stress généré par la mobilité qui leur est imposée par les apiculteurs les louant pour la pollinisation des cultures. Dans la nature, on trouve au maximum trois à quatre ruches sauvages par kilomètre carré, qui "connaissent" leur environnement et bénéficient d'une alimentation très variée (pollen, nectar et miellats de milliers plantes différentes). L'apiculteur industriel, pour compenser le déclin des fleurs disponibles, fournit du sucre, de la mélasse de maïs à forte teneur en fructose (additif sucré également en cause dans la mauvaise hygiène alimentaire humaine).
Comme d'autres animaux d'élevage industriels, les abeilles sont probablement stressées quand on les parque dans des grands ensembles et qu'on les déplace fréquemment, comme c'est le cas avec les ruches aux États-Unis, transportées par camion d'une région à l'autre du pays. Le stress les rend a priori plus vulnérables aux parasites et aux maladies, et pourrait diminuer leur capacité à fonctionner naturellement.

La perte de la diversité génétique des ruchers (qui autrefois co-évoluaient avec leur environnement) pourrait aussi être en cause.
Une synergie entre plusieurs des causes évoquées ci-dessus pourrait être à l'origine d'un syndrome de type dit "maladie environnementale". C'est l'hypothèse qui semble la plus probable, médiatisées par exemple en 2007 par Joe Cummings (Professeur émérite de l'Université Western Ontario) qui met en cause à la fois des champignons parasites utilisés en lutte intégrée agricole, des virus, bactéries et la pollution électromagnétique croissants auquel sont exposées les insectes (notamment depuis l'avènement du téléphone portable et du Wi-Fi). Selon lui, ces causes combinées affaibliraient le système immunitaire des abeilles, mais le rôle des pesticides reste pour partie nié par les industriels producteurs.

Des abeilles expérimentalement exposées à l'Apistan® meurent 1,9 fois plus quand elles sont exposées ensuite à de la bifenthrine (pesticide) alors qu'il n'y a pas de différence significative de mortalité pour celles qu'on expose ensuite au carbaryl et au parathion méthyl .

# Posté le lundi 17 mars 2008 10:53

L'écologie c'est AUSSI chez nous!

L'écologie c'est AUSSI chez nous!

# Posté le lundi 17 mars 2008 10:40

REFUGIES ECOLOGIQUES! ( fuir son pays pour des raisons environnementales! le COMBLE!)

REFUGIES ECOLOGIQUES! ( fuir son pays pour des raisons environnementales! le COMBLE!)
L'Université des Nations Unies s'inquiète des conséquences de la dégradation de l'environnement sur les populations de plusieurs régions du monde. Celle-ci pourrait forcer jusqu'à 50 millions de personnes (Ces chiffres ne sont qu'une projection. Une très rapide recherche sur internet nous a permis d'en trouver d'autres, très variables, plus faibles ou plus importantes... jusqu'à 150 millions pour la seule Chine !) à s'exiler dans les cinq prochaines années. La définition actuelle du réfugié "craignant avec raison d'être persécuté du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques" ne concerne pas le cas du réfugié écologique.

L'Union Européenne défend déjà ses frontières par les armes (plusieurs migrants tués aux limites des enclaves espagnoles au Maroc ces dernières semaines). Qu'en sera-t-il demain, quand aux réfugiés poussés à l'exil par la misère ou la dictature s'ajouteront des dizaines de millions de personnes chassées de chez elles par la destruction de leur environnement ou la montée du niveau de la mer ?

# Posté le samedi 15 mars 2008 14:53

documentaires sur des Ecosystèmes en Danger en Afrique

Voici la liste de documentaires sur des Ecosystèmes en Danger en Afrique


Bénin

« Sauver le complexe lagunaire »

Le Bénin est riche de son littoral. Or la pression sur ce fragile écosystème est forte. L'exploitation des ressources de la pêche et du sel tirées de la lagune béninoise, peut en rompre l'équilibre. Le constat est inquiétant : la surpêche, par l'utilisation de filets à maille trop fines, l'extraction du sel qui provoque la ruine du couvert végétal sont autant de signaux d'alarme. Le réalisateur béninois Célestin Mara de l'ORTB part à la rencontre des hommes et des femmes qui habitent sur cette lagune et qui, pour vivre, deviennent à la fois auteurs et victimes de la dégradation de leur propre lieu d'existence.

Niger

« Le combat de Zeinami » face au désert

Mahaman Souleymane, réalisateur à l'ORTN, raconte l'histoire de Zeinami, un paysan de la lointaine région du Manga. Gonidi, son village, est en sursis comme la plupart des villages de cette région. Le désert avance inexorablement et, régulièrement, les villageois doivent déménager devant l'assaut combiné du sable et du vent . Ces populations souffrent mais elles luttent. Ce documentaire nous fait partager leur vie quotidienne face à l'avancée des dunes et les moyens qu'ils mettent en œuvre pour en freiner le processus. Mais construire des barrières végétales, animer une banque de céréales, cultiver sur les dunes ne suffit plus quant le sable envahit les puits. Plus d'eau, plus de vie. Il faut aller plus loin, rechercher de nouveaux points d'eau, réinstaller un village devenu, par la force de la nature, nomade. C'est le rôle dévolu à Ari, un ami de Zeinami, que l'on accompagne dans sa quête solitaire.

Sénégal

Un fleuve victime de la « peste verte »

Dès 2002, une plante aquatique, la bilharziose, introduite par l'homme et répandue accidentellement, envahit le fleuve Sénégal et ses lacs artificiels : celui de Djoudj et celui de Guiers, principales ressources en eau de Dakar. Le développement de cette « peste verte » est tel que toutes les activités humaines en pâtissent. Résultat : des masses végétales restent fixées et dérivent sur des dizaines de milliers d'hectares ce qui rend la pêche difficile et asphyxie le poisson. Face à cette véritable invasion, les autorités sénégalaises ont réagi en créant un comité stratégique et en organisant une lutte biologique et technique contre la propagation de la plante bilharziose et de celles, plus agressives encore, dont elle a permis la propagation. Le réalisateur Babacar Saër Diagne, de la RTS, dresse le constat d'une situation d'autant plus dramatique qu'elle provoque désormais la mise en danger des populations par la dissémination de la terrible maladie des rivières..

Mali

Une parabole africaine

Forêts dévastées, pollution urbaine, fleuve infecté, à chaque stade de la dégradation de l'environnement, l'homme impose sa marque. Le réalisateur Saloum Sy pose une caméra impitoyable partout où l'homme maltraite la nature et, par là-même, met sa survie en danger. Quel monde laisserons-nous aux générations à venir ? Sans leçon de morale, avec juste ce qu'il faut d'images et de sons, le réalisateur dresse un constat sans concessions de notre aveuglement.

# Posté le samedi 15 mars 2008 14:46

sonnette d'alarme

sonnette d'alarme
Réchauffement climatique : dramatique accélération de la perte de glace au Groenland et en Antarctique

La prestigieuse revue scientifique Science (dans sa dernière édition datée du 24 mars 2006) lance un cri d'alarme : la glace du Groenland et de l'Antarctique disparaît beaucoup plus vite qu'anticipé. Si la tendance se confirme, le niveau des mers pourrait monter de 5 à 10 mètres en seulement quelques siècles.



Glacier Jakobshavn Isbrae, Groenland (Source : NASA)


Les scientifiques savent déjà depuis longtemps que les calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique Ouest sont particulièrement vulnérables à une élévation locale des températures provoquées par le réchauffement climatique (voir mon article précédent intitulé Réchauffement climatique : déjà trop tard ?). Ils avaient également constaté depuis quelques années une forte accélération de l'écoulement des glaciers dans ces régions polaires, sans très bien savoir pourquoi. En effet, plusieurs des plus grands glaciers aux périphéries Est, Ouest et Sud du Groenland ont vu leur vitesse d'écoulement doubler au cours des cinq à dix dernières années, à la grande surprise des scientifiques. Les gigantesques glaciers Kangerdlugssuaq sur la côte Est et Jakobshavn Isbrae sur la côte Ouest du Groenland, par exemple, ont ainsi atteint une vitesse d'écoulement de 13 km/an, devenant les glaciers les plus rapides du Groenland.

Dans son édition datée du 24 mars 2006, la très sérieuse revue scientifique Science (l'une des deux plus prestigieuses avec Nature) consacre un dossier spécial à ce phénomène et lance un cri d'alarme : une montée du niveau des mers et des océans de plusieurs mètres d'ici la fin du siècle devient soudain beaucoup plus probable. En effet, les glaciologues commencent enfin à comprendre quels phénomènes physiques sous-jacents accélèrent la disparition des calottes polaires. Jusqu'à présent, ils pensaient que la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique Ouest prendrait plusieurs milliers d'années. Les scientifiques sont en train de réaliser que les émissions de gaz à effet de serre du XXIe siècle pourraient suffire à détruire ces deux calottes en quelques siècles seulement, provoquant ainsi une catastrophique montée de 5 à 10 mètres du niveau des mers sur toute la planète.

L'ACCÉLÉRATION DES GLACIERS POLAIRES

Ce que constatent les glaciologues, ce n'est pas tant une augmentation de la fonte proprement dite qu'une accélération de la vitesse de glissement des gigantesques glaciers groenlandais vers l'océan. Et le même phénomène semble à l'oeuvre dans l'Antarctique Ouest. Fonte ou glissement, le résultat ultime est le même : la disparition de la glace et l'élévation du niveau des océans. De 1996 à 2005, les scientifiques estiment que la perte de glace totale du Groenland aurait doublé, atteignant environ 224 kilomètres cubes par an en 2005. En Antarctique, la perte annuelle totale serait actuellement de 148 kilomètres cubes par an.

Mais quels sont donc ces phénomènes physiques qui accélèrent l'écoulement des glaciers vers l'océan ?

Les scientifiques en ont identifié plusieurs :

1 – L'eau de fonte à la surface des glaciers, due au réchauffement de l'air ambiant, s'écoule par des crevasses jusqu'à la base des glaciers où elle forme une couche de lubrifiant qui accélère l'écoulement de ces derniers.

2 – Selon les scientifiques, les océans auraient jusqu'à présent absorbé la moitié du surcroît de chaleur dû au réchauffement climatique, l'autre moitié ayant réchauffé l'atmosphère. Au niveau des pôles, la couche d'eau saline qui a le plus chauffé se situe (pour des raisons trop longues à expliquer) à environ 600 mètres de profondeur. Étant donné que la base des plus grands glaciers groenlandais au contact de l'océan se trouve à environ 1000 mètres de profondeur, l'augmentation de la température de l'eau de mer vers 600 mètres de fond contribue à saper la base de ces glaciers en la faisant fondre, accélérant ainsi leur glissade vers l'océan.

3 – La fonte de la périphérie des glaciers provoque aussi un relâchement mécanique dans les glaciers comme si, en quelque sorte, un verrou s'opposant à leur écoulement venait de céder.

4 – Enfin, les glaciologues ont constaté que les glaciers peuvent avancer soudainement par sauts successifs à la suite de tremblements de terre, ou plus exactement de tremblements de glace. Les scientifiques ont mesuré un doublement du nombre de ses tremblements de glace au cours des cinq dernières années, ce qui est le signe d'une accélération du déplacement de ces glaciers vers l'océan.

QUEL NIVEAU DES MERS DANS L'AVENIR ?
Les prévisions officielles des scientifiques jusqu'à présent étaient que le niveau des mers augmenterait d'un peu moins d'un mètre d'ici 2100. Mais ces prévisions devront certainement être revues à la hausse compte tenu de ces nouveaux phénomènes accélérant la perte de glace au Groenland et dans l'Antarctique Ouest.

Pour essayer de prévoir ce qui nous attend, les scientifiques se sont intéresser à ce qui s'est passé il y a 130.000 ans, époque à laquelle la température au niveau des pôles était à peu près la même que celle qu'elle atteindra au cours du XXIe siècle quand le réchauffement climatique aura augmenté la température moyenne à la surface de la Terre d'environ 2°C. À cette époque, le niveau des océans était environ 3 à 4 mètres plus haut que de nos jours. Selon les scientifiques et la revue Science, tout laisse craindre que, faute d'agir rapidement pour réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre, un point de non-retour ne soit bientôt franchi et qu'une montée du niveau des océans de plusieurs mètres ne devienne alors inéluctable.

Une montée du niveau des mers de plusieurs mètres rendrait inhabitables toutes les villes côtières de la planète, dont Londres, Venise, Calcutta, New York et Tokyo pour n'en citer que quelques unes .... et déplacerait un milliard et demi de personnes.

CONCLUSION
Ces derniers résultats scientifiques sur l'accélération de la perte de glace au Groenland et en Antarctique et la montée du niveau des mers qui en résultera sont vraiment très inquiétants. Si nous n'agissons pas rapidement et efficacement pour enrayer le réchauffement climatique, nous ne pourrons pas dire que nous n'avons pas été prévenus !
Alors on attends ou on se bouge ??????????????

# Posté le samedi 15 mars 2008 14:35

10 mars 15:36 - BERLIN (AFP) - Des centaines de bébés phoques, nés ces dernières semaines, sont menacés de mourir de froid sur les côtes de la mer Baltique, conséquence indirecte du réchauffement climatique, affirme le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un communiqué publié lundi en Allemagne.

10 mars 15:36 - BERLIN (AFP) - Des centaines de bébés phoques, nés ces dernières semaines, sont menacés de mourir de froid sur les côtes de la mer Baltique, conséquence indirecte du réchauffement climatique, affirme le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un communiqué publié lundi en Allemagne.
"La situation est dramatique", en particulier sur les côtes finlandaises, a souligné Cathrin Münster du bureau de WWF à Stralsund (nord-est de l'Allemagne). "Dans certaines régions il est possible qu'aucun des bébés phoques nés ces dernières semaines ne survive".

Quelque 7.000 à 10.000 phoques annelés vivent sur les côtes de la Baltique et ont mis au monde ces dernières semaines quelque 1.500 bébés.

Or en raison de la fonte trop rapide des glaces cette année due au réchauffement climatique, les phoques ne peuvent pas enfouir leurs bébés dans des nids de glace comme ils le font d'habitude durant les premières semaines de la vie de leurs petits.

"D'après des experts, les glaces, cet hiver, n'ont jamais été si peu importantes en Mer Baltique que depuis presque 300 ans", précise le WWF.

Cette période permet aux bébés de se constituer une couche de graisse qui leur permet ensuite de sortir et de nager dans le froid.

Les plus touchés sont les bébés phoques annelés de la côte sud-ouest de la Finlande, du Golfe de Finlande et du Golfe de Riga, selon le WWF.

(Infos tirées du web)

Bien, vu le constat, je ne vais pas m'étendre sur le sujet, je pense que ces informations parlent d'elle même.
Bien sûr, cela ne touchera peut-être pas un grand nombre d'entre vous.....cependant je tiens à signaler que ce sont les plus innocents et les plus démunis qui en patissent en premier....Ce qui signifie en d'autres termes que ce qui arrive à ces phoques ( Sous nutrition, froid, transformation radicale de l'habitat voir sa destruction massive, etc....) va également arriver à vous, mes chers concitoyens de l'espèce humaine!
Le rechauffement climatique, allié au changement des pôles magnétiques, la transformation de habitats , de l'écosystème, va également nous toucher...que dis-je?! Dans certains pays de cette planète ça arrive déjà ( Vanuatu, terre de feu, région artique...ça vous parle?), et que de conséquences pour les 6,5 millards que nous sommes ( catastrophes économiques, sociales, écologiques, politiques, etc...) ......Cela vous suffit ou dois-je en remettre une couche??????

# Posté le vendredi 14 mars 2008 08:26

Modifié le vendredi 14 mars 2008 12:16

triez vos déchets!!!

triez vos déchets!!!
160 kg de déchets par personne et par an

La gestion des déchets est devenu un enjeu de santé publique.
Evitez d'acheter des produits jetables

En France chaque année une personne génère 160 kg de déchets d'emballage, dont les 2/3 sont d'origine alimentaire. À peu près 1/3 des impacts environnementaux d'un ménage sont liés à la consommation de nourriture et de boisson. Au delà des déchets d'emballages, quelques habitudes sont à prendre, comme acheter des produits d'origine locale et non importés, et faire des grosses courses pour limiter les trajets, et eviter le produits avec trop d'emballages ou emballages individuels.

55 kg Eq CO2 : C'est ce que vous économiserez si vous triez le verre du reste de vos déchets.

160 millions de tonnes Eq CO2 : Les rejets évités grâce au traitement des déchets en Europe.


Faites ces petits gestes et ainsi vous ne participerez pas complètement et passivement à la destruction de Gaia...Meric à vous .

# Posté le vendredi 14 mars 2008 08:07

OGM

La Presse

Il va falloir une crise sanitaire majeure pour que le Canada se décide à réglementer les OGM croit, à regret, le chercheur français Gilles-Éric Séralini.


Selon lui, face à des pressions économiques énormes venant des États qui ont investi dans la recherche et celles des multinationales du génie génétique, il faudra une catastrophe pour que les gouvernements acceptent de reconsidérer l'innocuité de certains organismes génétiquement modifiés. Et se décident à imposer l'étiquetage obligatoire de ses produits en épicerie.

«Je crois que c'est inévitable, on en viendra à l'étiquetage imposé», dit le professeur de l'Université de Caen, de passage à Montréal. Gilles-Éric Séralini est l'auteur de nombreux ouvrages sur la question dont Ces OGM qui changent le monde et OGM: le vrai débat.

Selon lui, les Européens sont plus sensibles à ce sujet. «On a une longue tradition du terroir», dit-il. Mais au-delà de l'attachement des Français à leur gastronomie, il y a ici un manque d'information criant. «Ici, personne ne dit que les OGM sont des éponges à pesticides, poursuit-il. On croit la publicité (des multinationales de la biotechnologie) qui affirme que les OGM sont bons pour nous.»

Selon le scientifique, l'opinion publique québécoise a une vague impression que les végétaux issus du génie génétique sont des solutions plus écologiques pour l'agriculture. Or, soutient Gilles-Éric Séralini, c'est plutôt l'inverse. Plutôt que de réduire l'emploi des pesticides, les plantes résistantes à un herbicide ou celle qui incluent des insecticides, demandent plus d'arrosage. Inévitablement, ces doses supplémentaires finissent par se retrouver dans l'assiette des consommateurs.

En Europe, les aliments qui contiennent des OGM doivent l'indiquer sur leur emballage. «Même les aliments pour animaux, depuis 2003», note le professeur, non sans ironie.

Mais il y a eu l'épisode de la vache folle qui a certainement contribué à sensibiliser les consommateurs sur l'importance de savoir d'où vient ce qu'on mange.

«Lorsqu'on oblige l'étiquetage et les études à moyen et long terme, les OGM ne sont plus rentables», dit-il, expliquant en partie les réticences des fabricants de ces organismes à promouvoir le fruit de leur travail, auprès des consommateurs.

Le professeur de biologie moléculaire présente une conférence sur ce sujet à l'UQAM . L'université montréalaise est l'une des trois organisatrices de sa tournée québécoise. Les autres étant sa maison d'édition, Flammarion, et Greenpeace, organisme avec qui le chercheur partage la même opinion à propos des OGM.

Le tandem a d'ailleurs mené une bataille commune cette année contre la commercialisation d'un maïs transgénique, bataille qu'il a perdue.

La commercialisation du maïs MON 863 de la compagnie Monsanto a été approuvée en France, comme au Canada, malgré des études qui montrent que des rats ont développé des lésions aux reins et aux foies après en avoir mangé. Une vidéo présentant ce cas a fait le tour du monde cet hiver. Des experts européens ont néanmoins confirmé l'innocuité du produit en juillet.
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# Posté le vendredi 14 mars 2008 08:06

article pour les liens!

[]file tes liens dans les com on controle et on le met si il fait avancer la NOBLE CAUSE

votre goutte d'eau

sur les écosystemes en danger

http://www.demain-la-terre.net/

action carbone
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# Posté le vendredi 14 mars 2008 07:48

Modifié le lundi 17 mars 2008 10:42

faites tourner!

faites tourner!
J'ai plus de semailles et je dois payer celles des deux dernières années. ma récolte est pas fertile et peu nutritive. j'ai beau mettre de l'engrais, des pesticides, des herbicides , des fongicides ( contre les champignons) des trucs et des machins fournies par mon fournisseur.

Je suis endetté jusqu'à deux générations après moi car ILS m'avaient promis de belles récoltes. ILS m'ont dit qu'elles correspondraient aux attentes des consommateurs occidentaux. Que j'allais tripler le chiffre d'affaire et que mes gosses pourraient aller à l'école!

Rien n'y fait ma récolte ne nous nourrie même pas; moi et ma famille. Alors j'ai fait un crédit sur 35 ans. J'en ai 42 et dans mon pays l'espérence de vie ne dépasse pas les 64 ans. D'après vous qui va finir de payer?

Ma femme est malade car l'eau que la mairie nous a mis à disposition n'est pas potable. Mon fils souffre de carence en fer et en magnésium. Faut pas m'accuser de le mal nourrir mais le prix du riz et des autres céréales ont doublé. Du coup, il risque de mourrir avant moi! C'est un déshonneur pour un père de famille que d'endetter son fils malnutri!

Aujourd'hui le boeuf qui tire ma veille charrue est agé mais je ne peut en acheté un autre.

Alors jeunesse bien nourrie de France et d'ailleurs quand vous jeter votre emballage de hamburger dans le caniveau: fermez les yeux et regardez attentivement les traits de mon visage !

jeunesse occidentale quand vous viendrez dans les hôtels climatisés de la capitale de mon pays pour visiter dans des bus climatisés les beautés bâtiess par mes ancêtres, souriez nous en vous occupant un peu plus de savoir comment va l'Humain, comment vas Gaïa, comment va le monde?

Gaia est malade, 2/3 de l'Humanité est souffrante, le monde est fou ET DANS VOTRE CONFORT NAUSEABOND VOUS N ETES PAS A LEUR CHEVET

# Posté le vendredi 14 mars 2008 07:31