y en a qui devrait avoir honte !!!!

y en a qui devrait avoir honte !!!!
*«Les OGM sont bien plus sûrs que le bio !» : le plaidoyer du patron
de Nestlé*

23/06/2008 16:32

Peter Brabeck, président de Nestlé, se «lâche» dans une interview
accordée au //Financial Times// : les OGM «sont une des technologies les
plus sûres que nous ayons jamais vues, bien plus sûres que les aliments
bio et que tout ce qui est à la mode en Europe», dénonce-t-il. Egalement
dans son collimateur : la volonté européenne de favoriser les biocarburants.

«Vous ne pouvez nourrir la planète sans les organismes génétiquement
modifiés, assène d'emblée Peter Brabeck, président de Nestlé, dans une
interview au //Financial Times//. Nous avons les moyens de rendre
l'agriculture viable à long terme. Ce que nous ne voyons pas pour le
moment, c'est la volonté politique d'y parvenir.»

A ses yeux, les craintes de l'Europe envers les risques sanitaires des
OGM ne sont pas fondées, sachant que les Américains en consomment depuis
des décennies. «Il s'agit d'une des technologies les plus sûres que nous
ayons jamais vues, bien plus sûre que les produits bio, écologiques et
tout ce qui est à la mode en Europe !»

Peter Brabeck estime quant à lui que les plantations d'aliments
«organiques», qui décrocheraient des rendements moindres que les OGM,
sont «un festin destiné à ceux qui peuvent se le permettre». A
l'inverse, les anti-OGM contestent cette idée d'un rendement supérieur
avec la dernière énergie.


*Le président de Nestlé dénonce le lobbying anti-OGM européen en
Afrique*

Le patron du leader mondial de l'agroalimentaire en profite pour
dénoncer «les pressions politiques exercées par l'Union européenne en
Afrique, pour empêcher certains des pays du continent d'utiliser des
OGM. Je ne pense pas que cela ait particulièrement aidé l'agriculture
dans ces pays, ni leurs approvisionnements.»

Peter Mandelson, commissaire européen au Commerce, rejette toute
accusation de pression sur l'Afrique : «Elle est libre de planter ce
qu'elle souhaite. Ceci dit, étant donné que la grande majorité de ses
exportations en matière d'agriculture sont destinées à l'Union
européenne, il est clairement dans son intérêt de tenter de rencontrer
les besoins de ce marché.»

Et de citer une étude menée par la Commission européenne, selon laquelle
seuls 21 % de la population européenne se dit prête à consommer des
aliments génétiquement modifiés. Bref, le fait que l'Afrique du Sud soit
la seule nation du continent africain à commercialiser des OGM ne
s'explique que par une simple règle commerciale. Un avis qui n'est à
l'évidence pas partagé par Peter Brabeck.


*Biocarburants : Nestlé signe la lettre d'Unilever à l'Union
européenne*

Les OGM ne sont pas l'unique cheval de bataille du président de Nestlé.
Peter Brabeck a signé une lettre, envoyée par Unilever à l'Union
européenne. En compagnie d'autres colosses de l'agroalimentaire, parmi
lesquels Cadbury, Heineken, Mars, Danone et Kellogg, ils estiment que
l'Europe ne devrait pas «précipitamment» adopter l'objectif de remplacer
10 % de carburant par du biocarburant d'ici 2020..

Selon ces grands patrons, une telle décision ne ferait qu'augmenter la
proportion de surfaces agricoles consacrées aux biocarburants en Europe
à 15 % en 2020, contre 3 % en 2006. Or, selon un rapport de la Banque
mondiale citée dans le courrier, 65 % de cette augmentation est due à la
demande accrue pour des stocks destinés à la production de biocarburant.

En réponse, Johannes Laitenberg, porte-parole de la Commission, a répété
la position de l'exécutif européen. A savoir que l'objectif en matière
de biocarburants n'alourdirait pas les pénuries alimentaires, puisqu'il
sera basé sur des standards environnementaux précis et le développement
de biocarburants à partir de sources non-alimentaires.

**Vincent Degrez**

** ***OGM: Nestlé appelle l'Union européenne à assouplir ses règles*

Il y a 10 heures

ZURICH (AFP) — Le président du groupe alimentaire suisse Nestlé, Peter
Brabeck, a appelé l'UE à assouplir ses règles sur les organismes
génétiquement modifiés (OGM), pour faire face à la montée de prix des
matières premières agricoles, dans un entretien paru lundi dans la presse.

"On ne peut pas nourrir la planète sans les organismes génétiquement
modifiés", a estimé M. Brabeck, dans un entretien au quotidien
britannique Financial Times.

"Nous avons les moyens de faire une agriculture viable à long terme",
a-t-il ajouté, regrettant le manque d'engagement politique en faveur des
OGM.

L'opposition de l'UE aux OGM a notamment favorisé le rejet de cette
technologie en Afrique, a estimé le président du géant alimentaire
helvétique.

"L'Union européenne a fait usage de pression politique pour empêcher
certains pays d'utiliser des organismes génétiquement modifiés", a-t-il
poursuivi, ajoutant que cette démarche "n'était pas forcément positive
pour l'agriculture de ces pays ni pour leurs stocks".

Les OGM sont "une des technologies les plus sûres que nous ayons jamais
vues, bien plus sûres que (les produits) biologiques ou écologiques à la
mode en Europe", a poursuivi M. Brabeck.

Le maïs MON810, conçu par le groupe agrochimique américain Monsanto, est
la seule culture OGM présente dans l'UE, essentiellement en Espagne.. Il
représente moins de 1% des surfaces de maïs cultivées en France (22.000
hectares l'an dernier).
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# Posté le mardi 08 juillet 2008 04:17

Modifié le vendredi 11 juillet 2008 04:31

je fais passer le message......

je fais passer le message......
Boycotter Lesieur, Amora, Fruit d'or, Saupiquet, et tous les
empoisonneurs cyniques... !?


> > Rappelons brièvement les faits :
> > - La société Saipol, propriétaire de la marque Lesieur, et grossiste
> >en huile, a acheté à vil prix un lot de 40 000 tonnes d'huile de tournesol
> >ukrainienne.
> > - Exerçant son métier, cette société a revendu avec
profit cette huile à d'autres multinationales de l'agroalimentaire.
> > - Un contrôle a posteriori a mis en évidence la présence
frauduleuse dans ce lot d'huile minérale destinée à la lubrification
des moteurs.
> > - Même s'il n'est pas établi que ce mélange peu
ragoûtant soit méchamment toxique, eussions-nous eu affaire à des gens
responsables que ce lot eût immédiatement rejoint la seule destination qui
lui seyait : la poubelle.
> > - Que croyez-vous qu'il arriva ? Ces empoisonneurs dont
l'avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins
décidé d'utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits de merde.
> > - Le pire, c'est qu'ils ont eu l'accord des autorités
(françaises et européennes) qui ont décrété que tant que les produits
n'en contenaient pas
> >plus de 10%, personne ne devait tomber trop malade.
> > - Ils ont 40000 tonnes à écouler, un peu plus de 5000
pour la seule France. Cela fait environ 100 grammes de saloperie par
habitant à faire ingurgiter !
> > - La Grèce, dont les autorités semblent moins
irresponsables que les nôtres, vient de réagir et d'interdire l'utilisation de
tous les lots depuis le 1er janvier. Mais chez nous, dans nos hypermarchés, il
y a donc en ce moment dans des produits contaminés à l'huile de moteur !
> > C'est le Canard Enchaîné qui a révélé l'affaire il y a 2
semaines, avec des reprises le jour même dans la presse nationale.
Puis plus rien, tout le monde s'en fout.
> > La semaine dernière, le Canard publie une liste de
marques et des types de produits concernés. Aucune réaction cette fois:
> > Enfin le 28 mai 2008, le Canard publie des notes
internes de l'ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), qui
montrent l'envers du décor, comment les industriels vivent la crise, en
faisant de l'huile d'olive dans leur froc et priant que l'info ne soit pas
reprise et que le temps efface rapidement cette histoire.
> > "Il a été décidé hier en réunion de crise à l'ANIA de ne pas
> >répondre au Canard enchaîné formellement. Un projet de
communiqué de presse, préparé la semaine dernière, a été réactualisé. Le
communiqué de presse ne sera pas diffusé en proactif. Nous attendons la prochaine
parution du Canard Enchaîné et les éventuelles reprises par la presse pour
réagir. Par rapport à l'article de mercredi dernier, cette nouvelle parution
n'apporte pas d'éléments clés supplémentaires et n'est pas à la Une du
journal. En revanche, de nombreuses marques sont citées, ainsi qu'une
liste à la Prévert de nombreux produits incorporant de l'huile de tournesol,
ce qui n'était pas le cas la semaine dernière mais que l'on craignait"

Ces gens là sont capables d'importer n'importe quelle denrée alimentaire de l'autre bout du monde, dans le seul but de
gagner de l'argent. Ils n'ont plus la moindre emprise sur la
"traçabilité" des produits qu'ils achètent ainsi, qui peuvent être
trafiqués, bourrés de pesticides ou de n'importe quelle autre saloperie. Et
qu'ils ne viennent pas prétendre le contraire, puisque cette sombre affaire en
fournit une preuve éclatante.
> > D'ailleurs un produit importé au prix le plus bas est
une quasi certitude de mauvaise qualité doublée d'exploitation des
humains qui ont servi à le produire, triplée d'une pression sur l'emploi
et le salaire des salariés français.
> > Ce sont les mêmes qui vendent leurs produits au prix fort en
geignant sur la hausse des matières premières, et nous
gavent de pubs ineptes avec enfants blonds et mamans épanouies qui
éprouvent un plaisir intense à bouffer leurs saloperies suremballées dans
d'affriolants plastiques aux couleurs vives.
> > Il faut lutter contre ces pratiques ! Il faut lutter
contre ces salopards ! Et il faut rappeler à Monsieur Delanoë que
c'est ça, le libéralisme !
> > Comme on l'a vu, leur plus grande trouille est que le
nom des marques s'ébruite, ce qui pourrait occasionner une baisse
de leurs ventes et de leurs sacro-saints profits, qui les aveuglent à un
point tel qu'ils sont capables pour cela d'empoisonner leurs clients sans remords.
> > Alors dénonçons les, ces sinistres pleutres ! Et vous
camarades lecteurs, relayez l'information ! Selon vos moyens,
parlez-en autour de vous, dans vos blogs, dans vos journaux, et surtout,
CITEZ LES MARQUES, c'est de ça dont ils ont la trouille !
> >
Les marques concernées, à boycotter d'urgence et
durablement, sont les suivantes:
> > Lesieur, bien évidemment, puisque leur avidité est à
l'origine du problème et toutes les marques du groupe :
> > Fruit d'or
> > Epi d'or
> > Frial
> > Isio 4
> > Oli
> > Carapelli
> > Saupiquet
> >
> > Toutes les marques du groupe Unilever , par exemple
> > Amora
> > Planta Fin
> > Maille
> > Knorr
> > Magnum
> > Miko
> > .
> > Les poduits les plus susceptibles de contenir de l'huile
empoisonnée
> >sont les suivants :
> > Mayonnaise
> > Tarama
> > Sauce Béarnaise
> > Chips
> > Vinaigrette allégée
> > Surimi
> > Céleri Rémoulade
> > Soupe de poisson en conserve
> > Poisson pané
> > Paupiettes de veau
> > Thon et sardines à l'huile
> > Pates à tartiner chocolatées
> > Gaufrettes à la confiture
> > Barres céréalières et sucrées pour les enfants
> > Cookies


jocelyn
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# Posté le mercredi 25 juin 2008 07:31

Une vérité possible sur le 11 septembre....

Par ce lien, vous pourrez juger une des hypothèse sur la vérité liée aux attentats du 11 septembre;
Cette hyppothèse ( fondée sur de vrais arguments, je tiens à présciser), ne détient peut être pas La vérité, mais peut-être en détient elle une partie...........c'est à vous de juger.....ça donne à réflèchir!
Pour ma part, je pense qu'il y a beaucoup de vraie là dedans.....mais les informations , les vraies, sont difficiles à avoir, trop de censures et de manipulations régissent notre monde actuel!

Voici le lien : http://www.dailymotion.com/video/xmc3c_le-11-septembre-en-5-minutes_news

# Posté le mardi 20 mai 2008 17:37

Une petite brève : Dettes.............

Une petite brève : Dettes.............
Une étude de 2005 menée par des ONG britaniques, estime que les aides au développement du Nord vers le Sud se sont montées à 75 milliards de dollars. Mais le rembourssement des dettes a fait passer 400 millards de dollars du Sud vers le Nord ......
De plus, sur ces 75 millards de dollars, seuls 39% vont réellement sur le terrain, 14% sont des allègements de la dette, et 13% sont pris par le système financier lors de transactions.......
Ca en dis long sur l'abération de notre système....et de nos sociétés industrialisées !!!!

# Posté le lundi 19 mai 2008 14:31

Le massacre du thon rouge

Le massacre du thon rouge
Le Point :
Thon rouge - Génocide pour des sushis

C'est la ruée vers l'or rouge en Méditerranée. Des milliers de thoniers s'apprêtent à prendre la mer pour pêcher bien au-delà des quotas autorisés. Les autorités européennes, mais aussi les associations vertes, ont armé une cinquantaine de navires de surveillance. Gare à la bataille navale !
Frédéric Lewino



Le thon cru, c'est un régal des dieux. Pas le cube brunâtre et mou du genou qui est servi dans les restaurants japonais bon marché de France, mais le véritable thon rouge de Méditerranée, servi à Tokyo, luisant de graisse, parfumé aux embruns et fondant sur la langue. Surtout s'il a été découpé dans la ventrèche du poisson, appelé toro au Japon. Pour une seconde d'extase, les Japonais sont prêts à dépenser des centaines d'euros. Une folie qui ressemble à celle du caviar et qui pourrait avoir les mêmes effets que pour les esturgeons : la disparition du thon rouge. L'homme reste décidément incorrigible, incapable de protéger ce que son estomac adore.

Dans quelques jours, des milliers de thoniers et de pêcheurs prendront d'assaut la Méditerranée pour une nouvelle ruée vers l'or rouge, sourds à l'appel des scientifiques appelant à limiter les prises à 15 000 tonnes. L'Iccat (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique), incapable de résister à la pression, a décrété un quota double de 28 500 tonnes. Et chacun sait que la pêche illégale fera grimper ce tonnage à plus de 50 000 tonnes, comme chaque année.
Avant d'être un régal des gastronomes, le thon rouge de Méditerranée (Thunnus thynnus) est un merveilleux poisson. Ce grand voyageur sillonne l'Atlantique, des mers chaudes à l'Arctique, avant de venir vivre ses amours en Méditerranée. Sa chair est celle d'un sportif dont les muscles sont gorgés d'hémoglobine. Les plus gros spécimens, longs de 4 mètres et pesant jusqu'à 680 kilos, peuvent atteindre les 72 kilomètres à l'heure. Pour un maximum d'efficacité, le thon maintient ses muscles internes à une température élevée. Pour cela, ses veines et ses artères sont regroupées, formant un échangeur de chaleur. Le sang artériel qui arrive froid des branchies est réchauffé au contact du sang veineux, avant d'irriguer les muscles.
Mais les pêcheurs se contrefichent de cette subtilité physiologique. Le thon, c'est du pognon. Ils ont inventé mille façons de l'attraper : les Français et les Italiens préfèrent les thoniers senneurs bardés d'électronique qui enferment leurs proies dans un filet, la senne. Les thons sont vendus vivants à des fermes (espagnoles, maltaises) qui les engraissent durant plusieurs mois avant leur départ pour le Japon. Les Espagnols préfèrent une pêche à la canne, à la ligne ou à la madrague (piège disposé dans les couloirs de migration). Autres grands pays de pêche : Malte, la Turquie, la Croatie et maintenant la Libye. La flotte française compte aussi des petits thoniers qui utilisent un filet semi-dérivant appelé tonnaille, mais considéré comme illégal par Bruxelles.
Bien sûr, tout le monde triche dans cette histoire. Les trois grandes organisations écologiques, Oceana, Greenpeace et le WWF, ont fourni une abondance de preuves en la matière. Selon l'expert Roberto Mielgo Bregazzi, en 2007, l'Italie, l'Espagne et la France auraient dépassé leurs quotas de 2007 de respectivement 7 663, 5 389 et 4 671 tonnes. Grâce à son directeur des pêches, Christian Ligeard, fermement décidé à revenir à « une tolérance zéro » , la France a été la première nation, l'an dernier, à déclarer à Bruxelles un dépassement de quotas. Celui-ci sera intégralement remboursé par des réductions de pêche étalées sur trois ans. Mais rien de tel pour les autres tricheurs, ce qui rend furieux Mourad Kahoul, président du Syndicat des thoniers de Méditerranée. « Les Italiens, les Espagnols explosent leur quota et on s'en fout ! J'ai demandé à Sarkozy que Barnier mouille sa chemise. » Les senneurs français sont d'autant plus furieux que, pour la première fois, ils ont reçu en 2008 un quota individuel. Autour de 120 tonnes par thonier, soit à peine de quoi amortir leurs bateaux. Est-ce eux qui viennent d'obtenir la peau de Ligeard ? En tout cas, le directeur des pêches vient d'être débarqué pour être remplacé par une fonctionnaire ne connaissant rien à la pêche.
Le Japon n'a que faire de la légalité des prises
En Espagne, c'est bien pis, selon Sergi Tudela, du WWF, qui accuse le gouvernement espagnol d'avoir sciemment sous-déclaré les prises de ses pêcheurs, preuves incontestables à l'appui. L'Italie, la Grèce, la Croatie, l'Algérie, la Tunisie, la Libye minorent également leurs prises. L'Europe a bien entamé des procédures contre sept Etats, mais avec la vitesse d'un escargot de mer... Il faut aussi parler des pratiques illégales des pays hors de l'UE. Ainsi, la Libye a repoussé très loin ses eaux territoriales pour englober le dernier grand site de reproduction des thons. Le massacre a commencé. Plusieurs armateurs français ont déjà abandonné leur port d'attache de Sète pour créer des joint-ventures avec des sociétés libyennes échappant de ce fait aux quotas européens. Le fils de Kadhafi est, paraît-il, dans le coup. Tout est donc à craindre.
Mais comme le crie Mourad Kahoul, sans receleur, il n'y aurait pas de voleurs. Le Japon achète tout, la pêche légale comme illégale. Il finance les fermes d'engraissement. Il fait chuter le cours du thon en jouant avec un trésor de guerre de 70 000 tonnes qu'il stocke dans des entrepôts à Tokyo. La baisse des prix pousse donc les pêcheurs à pêcher au-delà de leurs quotas pour rembourser leurs thoniers. Cette année, le gouvernement nippon a promis de limiter ses importations à 10 000 tonnes. Derrière cette apparente bonne volonté, Roberto Mielgo Bregazzi soupçonne une manoeuvre. En effet, ce chiffre ne concerne que le poisson acheté aux fermes d'engraissement. Pas celui acquis discrètement par les navires congélateurs auprès des pêcheurs. Tels des oiseaux de proie, les reefers (des porte-conteneurs réfrigérés) japonais tournent déjà autours des ports méditerranéens. Cette année, l'Iccat en a agréé six de plus, dont le « Lady Tuna », exploité par Mitsubishi Corp.
Quelle que soit la responsabilité des Japonais, cela n'exonère pas l'Iccat de son obligation de faire respecter les quotas, et l'UE de celle d'empêcher la tricherie de ses membres. Pour la première fois cette année, elles semblent enfin décidées à faire respecter la loi. Elles ont rassemblé une force de contrôle comprenant 16 avions, 49 navires et 50 inspecteurs à terre. Pas suffisant, clament les associations. Greenpeace enverra un de ses navires sur place et Oceana projette d'acquérir un second bâtiment de 42 mètres, le « Marviva Med », pour surveiller les thoniers. Au-delà de cette guerre marine, Oceana réclame la création d'un sanctuaire au sud des îles Baléares, où les thons pourront batifoler en paix, et la suspension de la pêche dans les autres zones de reproduction durant les semaines cruciales. Le WWF demande le désarmement de la moitié de la flottille européenne surcapacitaire. Greenpeace, plus sévère, exige un moratoire de trois à cinq ans de la pêche. Les associations seront-elles entendues ? On peut en douter, car si le thon, c'est bon, l'homme, lui, est vraiment trop con.

# Posté le samedi 03 mai 2008 14:37

LISTE A CONSULTER : OGM=DANGER!!!!

LISTE A CONSULTER : OGM=DANGER!!!!
OGM DANS L'ALIMENTATION

Pour info concernant les Aliments qui contiennent des O.G.M, Greenpeace a établi plusieurs listes de produits alimentaires où l'on trouve la présence d'organismes génétiquement modifiés ( O G M).

* La liste grise correspond aux produits dont le fabricant ne peut pas garantir formellement l'absence d'O.G.M.

* La liste noire correspond aux produits contenant probablement des O.G.M., soit parce que le fabricant n'a pas précisé qu'ils n'en contenaient pas, soit parce qu'il ne s'oppose pas à leur présence.
Ci-dessous, une présentation facile à lire de la liste des aliments contenant ou susceptibles de contenir des OGM diffusée par Greenpeace.

LISTE GRISE :

Nachips Old el Paso Pillsbury
Curly Bahlsen
Petits fours au fromage Bahlsen
Chokini Bahlsen
Biscuits St-Michel Bahlsen
Savane Brossard
Recette originale au lait Lindt
Noir Dessert Lindt
Champs-Elysées Lindt
Crème caramel aux oeufs Ancel

LISTE NOIRE :

Authentic Tortilla chips Marks & Spencer
Chocolate Chip Cookies Marks & Spencer
Wholemeal Sandwich Marks & Spencer
Muffins Marks & Spencer
Tarte au citron Marks & Spencer
Céréales croustillantes avoine-cannelle Marks & Spencer
Southern Fried Chicken aun Fries Marks & Spencer -Rouleaux de printemps aux légumes Marks & Spencer
Crackers Belin
Crackers TUC Lu
Chipster Maya Lu
Pépito double Choc Lu
Prince Lu
Petit Ecolier Lu
Napolitain Lu
Les Apérilèges Delacre
Délichoc Delacre
Invitation Brossard
Mini -tartelettes Brossard
Forêt Noire Brossard
Plaisir aux noix Brossard
Bavarois chocolat Brossard
Petits choux fourrés Brossard
Jacotte Pain Jacquet
Brioquet Pain brioché Pain Jacquet
34 biscottes Heudebert
Grany duo chocolat-raisins Heudebert
BN Biscuiterie nantaise
Finger Cadbury
Coquillages Cadbury
praline Bouquet d'Or Cadbury
Super Poulain Cadbury
Croustifondante chocolat Verkade
Brownie chocolat Savane
Mystère extrême Gervais
Crème caramel Gervais
Smacks Kellogg's
Golden Grahams Nestlé
Crème dessert Nestlé
Tiramisu Nestlé
Galak Nestlé
Lion Nestlé
Maître chocolatier de Lanvin
KitKat Nestlé
Junior cacao Nestlé
Nidal Nestlé
P'tit Duo pêche dessert et fruit Nestlé
Nesquik Nestlé
Nescafé Cappuccino Nestlé
Lion cacao Nestlé
Dany Danone
Phosphatine lait et Céréales vanille Danone
Gallia Danone
Dessert soja saveur chocolat Gayelord Hauser
Boisson soja Gayelord Hauser
Gâteau de semoule nappé chocolat Yabon
Pâte à tartiner Eclats noisettes Poulain
Mars Mars alimentaire
Balisto Mars alimentaire
Cannelloni Findus
Crêpes jambon-fromage Findus
Pizza aux fromages Marie
Moussaka Gorcy
Emincé à l'indienne Maggi
Timbales soufflées de Saint-Jacques Tipiak
Brassé croissance Blédina
Benco Energie CPC France
Vinaigrette Lesieur CPC France
La mayonnaise CPC France
Sauce à l'estragon Benedicta
Mayonnaise Benedicta
Sauce à l'échalotte Knorr

Attention! les méthodes d'analyse ne détectent que la présence d'O.G.M., pas leur quantité.

(Listes reproduites avec l'aimable autorisation de Greenpeace hg)

# Posté le dimanche 27 avril 2008 16:12

OGM : nous avons perdu une bataille mais pas la guerre !

OGM : nous avons perdu une bataille mais pas la guerre !
Loi OGM après le passage au Sénat associations et ONG sont inquiètes. Au terme d'un débat « court-circuité », selon l'ONG Greenpeace, le projet de loi sur les OGM a été adopté au Sénat. Pour France Nature Environnement, la LPO et la Fondation Nicolas Hulot, seul l'engagement d'une poignée de sénateurs déterminés, a permis la discussion d'amendements visant à défendre un projet plus respectueux de la santé publique et de l'environnement.


Au terme d'un débat « court-circuité », selon l'ONG Greenpeace, le projet de loi sur les OGM a été adopté au Sénat. A l'exception de l'article 1, le texte est conforme à celui adopté par l'Assemblée nationale la semaine dernière. Le projet de loi sur les OGM a été adopté en seconde lecture au Sénat dans la nuit de mercredi (16 avril) à jeudi (17 avril).



En l'état, pour l'ONG, ce projet de loi sur les OGM « ne garantit pas l'avenir des filières sans OGM et ne protégera pas l'agriculture française de la contamination généralisée. En revanche, le pire a été évité concertant les amendements 252 et 112 ; ils ont été complétés par une formule obscure supposée rendre le dispositif « conforme » au droit européen.



Modifié « à la marge », le projet repassera donc dans quelques semaines à l'Assemblée nationale. Seul l'article 1 sera débattu. En effet, le texte sur le projet de loi OGM issu du vote de l'Assemblée Nationale ayant été voté dans des termes identiques par le Sénat, à l'exception de la modification apportée à l'article 1er, seul celui-ci sera débattu en seconde lecture par les députés.



Greenpeace déplore « que ce texte lacunaire n'est pas été modifié en profondeur et s'alarme d'un possible man½uvre visant à la suppression des amendements 252 et 112 de l'article 1 lors de la seconde lecture à l'Assemblée nationale. »



« Cette loi est mauvaise. Pas de définition du sans OGM, pas de protection pour les victimes de contamination. Il s'agit d'un chèque en blanc fait à Monsanto ! Les élus français tournent le dos au grenelle et aux souhaits d'une grande majorité de citoyens ! Nous déplorons que ce texte reste en l'état et nous nous alarmons d'une possible man½uvre de la majorité UMP visant à la suppression à l'Assemblée nationale des seules dispositions de protection qu'il comporte » a déclaré Arnaud Apoteker, de Greenpeace France.



Pour France Nature Environnement, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et la Fondation Nicolas Hulot, « dans un débat étrangement terne, seul l'engagement d'une poignée de sénateurs déterminés, à l'image de Mme Keller (UMP, Bas-Rhin), a permis la discussion d'amendements visant à défendre un projet plus respectueux de la santé publique et de l'environnement, et plus soucieux de la demande des consommateurs et des citoyens. »



« Au final, seul l'article premier du texte issu du vote de l'Assemblée Nationale a été modifié. Les sénateurs ont ainsi complété l'amendement 252 du député André Chassaigne (PC, Puy-de-Dôme), qui visait à garantir la protection d'une agriculture à haute valeur ajoutée, notamment dans les zones d'AOC. L'ajout d'une référence alambiquée à une définition européenne du « sans-OGM » - une définition qui n'existe pas encore - a donné lieu à des interprétations variées. »



France Nature Environnement, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et la Fondation Nicolas Hulot se félicitent que les sénateurs de l'UMP aient finalement renoncé à réduire significativement la portée du texte issu du vote de l'Assemblée Nationale. « Il est toutefois regrettable que la brièveté des débats n'ait permis aucune amélioration sur des sujets aussi cruciaux que le fonctionnement du Haut Conseil, le régime de responsabilité ou encore la transparence. »



Pour Greenpeace, à l'article 1 du projet, a été ajoutée une formule rendant le dispositif Chassaigne de l'amendement 252 « soi-disant conforme au droit européen par la phrase suivante : « la définition du sans OGM se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire. Dans l'attente d'une définition au niveau européen, le seuil sera dicté par voie réglementaire, sur avis du haut conseil des biotechnologies, espèce par espèce ». »



Pour Greenpeace, ce « sous-amendement n'apporte absolument rien, puisque le sans OGM n'est pas plus défini par la réglementation européenne qu'il est par le projet français... Il ne vide donc pas non plus de sons sens l'amendement Chassaigne. Il risque juste de compliquer les choses et d'ouvrir la voie à de nombreux contentieux compte tenu de son caractère totalement flou. »



Selon France Nature Environnement, la LPO et la Fondation Nicolas Hulot, « l'objectif de transparence et de transposition de la Directive 2001/18/CE, affiché par le projet de loi, n'est pas respecté, la liste des informations qui ne peuvent rester confidentielles lors de l'examen des demandes d'autorisation n'est pas reprise dans la loi, et son adoption est renvoyée à un décret. Ainsi, aucune garantie législative n'est donnée en ce qui concerne l'accessibilité du public à des données essentielles comme l'évaluation des risques. »



« Le texte issu du vote de l'Assemblée Nationale ayant été voté dans des termes identiques par le Sénat, à l'exception de la modification apportée à l'article 1er, seul celui-ci sera débattu en seconde lecture par les députés. France Nature Environnement, la LPO et la Fondation Nicolas Hulot resteront attentives à ce que l'Assemblée Nationale maintienne le principe d'exclusion des OGM de certaines parties du territoire et que l'article 1er conserve ainsi sa fonction de défense des espaces écologiques les plus sensibles ainsi que des zones d'agricultures de qualité, à haute valeur ajoutée, qui sont des facteurs majeurs pour l'image de marque de notre agriculture et donc pour sa compétitivité. »



Greenpeace « s'inquiète d'une man½uvre de la majorité UMP qui aurait pour seul objectif de modifier à la marge le texte et de justifier ainsi un retour de l'article 1 du texte a à l'Assemblée Nationale pour une seconde lecture qui pourrait s'avérer fatale. En effet, si le texte avait été adopté de façon conforme, il n'y aurait pas de seconde lecture à l'Assemblée nationale. »



« Une fois la fièvre retombée, la frange la plus conservatrice de l'UMP, représentée par son sergent-chef Copé, aura tout loisir à l'Assemblée de supprimer un amendement qu'elle voit comme une victoire de l'opposition et un insulte à sa toute puissance ! » s'indigne Arnaud Apoteker.

(Tiré de http://www.actualites-news-environnement.com/15531-Loi-OGM-senat-associations-ONG-inquietes.html )

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# Posté le samedi 19 avril 2008 08:07

Modifié le dimanche 20 avril 2008 08:06

Fraises d'Espagne .....ATENTION DANGER !!!!

Fraises d'Espagne .....ATENTION DANGER !!!!
Les fraises d' Espagne.... Le scandale


D' ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000
tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs
rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d' être mûrs, et
ressemblant à des tomates. Avec d' ailleurs à peu près le goût des
tomates...

Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout,
seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d' avoir acheté un
produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les
marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en
camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à
faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz
d' échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de
l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du
Guadalquivir, l' une des plus fabuleuses réserves d' oiseaux migrateurs et
nicheurs d'Europe.

Il aura fallu qu' une équipe d' enquêteurs du WWF-France s' intéresse à la
marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée
l' aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française
(dont une partie, d' ailleurs, ne pousse pas dans de
meilleures conditions écologiques). Ce qu' ont découvert les envoyés
spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la
mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille
hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité
(tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures
seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur
lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations
des écologistes.

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu' il s' agisse d' une
plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour
donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en
plein été dans des frigos qui simulent l' hiver, pour avancer leur
production. À l' automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et
la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le
premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les
gaz attaquant la couche d' ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le
second, composé de chlore et d' ammoniaque, est aussi un poison dangereux:
il bloque les alvéoles pulmonaires.

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses
emploient une main-d' oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers
sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le
soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les
fraisiers au coeur de l' hiver. ... Un écologiste de la région raconte
l' explosion de maladies pulmonaires et d' affections de la peau.
Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui
transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont
alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon
illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région
d'Andalousie, entraîne l' exode des oiseaux migrateurs et la disparition des
derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu' une
trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie
de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour
faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin.
Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit
enfouies n' importe où, soit brûlées sur place ...

Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s' exiler
ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à
leurs frais au cas ou les produits nocifs qu' ils ont respiré ... La
production et l' exportation de la fraise espagnole, l' essentiel étant vendu
dès avant la fin de l' hiver et jusqu' en avril, représente ce qu' il y a de
moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l' esprit
du public comme notion de saison.
Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera
transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à
s'installer. Avant de venir de Chine, d' où sont déjà importées des pommes
encore plus traitées que les pommes françaises...

PAR Claude-Marie Vadrot
Politis jeudi 12 avril 2007

NB N'hésitez pas à faire connaître ceci à vos amies et amis...

Jacques VALLOIS
Ti kreiz ker
Penhars en CLOHARS-CARNOËT
29360
Tél: 02.98.71.65.31

# Posté le vendredi 11 avril 2008 12:13

poisson d'avril

Le premier Avril est l'occasion pour tous de... coller des poissons dans le dos !
Cette tradition qui remonte à 1565 pourrait malheureusement prendre fin subitement... en cause : le chalutage, la pèche illégale, le poisson d'élevage, la destruction des milieux naturels, ... Ainsi, près de 40% des poissons dans le monde sont menacés d'extinction !
Sébaste, Barbeau méridional , Thon rouge, Pangasius, Saumon sauvage, Espadon, Empereur, Dorade rose, Cabillaud, Sole, Lotte, Flétan, Merlu, Esturgeon, Anguilles, Apron du Rhône, Poisson-cardinal, Carpe crucienne, Apron, Morue, Roussette de Rodrigues, Flétan de l'Atlantique, Merlu Européen, , Eglefin, Sabre, Grenadier, Saumonette, Carrelet, Bar sauvage, Raie, ... et j'en passe!!

Et ce n'est pas un poisson d'Avril...

Pour dénoncer cette situation, nous vous proposons d'imprimer les poissons ci-dessous et de les porter le 1er Avril (ou, si vous préférez, de les coller dans le dos de vos collègues).
poisson d'avril
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# Posté le lundi 31 mars 2008 06:20

le lupin

le lupin
Alors que nous vivons une douloureuse remise en question d'une part au niveau de l'élevage des animaux de rendement en raison de la suppression des farines animales , sources de dangereuses contaminations, et d'autre part, au niveau des cultures aux engrais chimiques en raison du niveau critique de pollution actuellement atteint, le monde agricole est en quête urgente de solutions de remplacement. Il en existe une qui vient à point, elle est biologique, naturelle, aussi vieille que le monde : c'est le lupin, véritable trésor de protéines.


Le lupin, une vieille connaissance :

Le lupin est une légumineuse aux multiples espèces (plus de 450) dont certaines sont plus riches en protéines que le soja (50% contre 30%). De plus cette plante régénère les sols pauvres par sa faculté de synthétiser l'azote de l'air. Le lupinus est cité dans des textes romains remontant à trois siècles avant Jésus-Christ en tant qu'aliment pour la consommation humaine.

Par ailleurs, les Egyptiens et les Incas, depuis longtemps, ont eu coutume de tremper dans les rivières leurs sacs de graines de lupin bouillies avant de les consommer ou les donner aux animaux.

Dans l'Europe du Moyen-Age, les lupins blancs, jaunes et pileux étaient toujours cultivés pour l'alimentation et comme engrais vert. Cette tradition survit encore en Italie et en Afrique du Nord où les graines de lupin blanc sont consommées en apéritif. Les graines de lupins sauvages contenant 1 à 2% d'alcaloïdes amers, les anciens les cuisaient dans l'eau et les rinçaient à l'eau tiède afin d'éliminer l'amertume : l'eau de rinçage servait ensuite comme insecticide naturel.

Au début du 19ème siècle, les éleveurs de moutons allemands commencèrent à l'utiliser sur les terres sableuses de la baltique. Mais vers 1870, cette culture fut stoppée en raison des alcaloïdes amers qui provoquèrent des accidents parmi les animaux.


Les tribulations de l'affaire lupin :

Le lupin tomba dans l'oubli en Europe jusqu'à la crise de 1929. Pour s'affranchir de leur dépendance vis à vis des tourteaux importés (déjà à l'époque !), les allemands firent des recherches sur des plantes riches en protéines. Le soja et la luzerne ne donnaient pas de résultats suffisamment performants, et le lupin fut sélectionné pour son meilleur rendement, à condition toutefois d'obtenir des variétés pauvres en alcaloïdes. Ainsi le professeur Sengbush de l'institut Kaiser Wilhem de Muncheberg réussit à obtenir 7 lupins peu amers, dont la culture se développa rapidement. Sept ans plus tard, en 1938, 78 000 ha furent ensemencés.

Puis vint la guerre et le lupin, comme les autres légumineuses, déclina en Europe occidentale, mais pas en Europe de l'Est, qui poursuivit cette culture en Hongrie, en Pologne et en URSS.

Après 1945, les Etats-Unis jouant de leur force économique et militaire en Europe, imposèrent à notre agriculture un modèle d'alimentation animale basée sur des cultures de climat chaud dont ils avaient le monopole commercial et qui ne sont pratiquement pas exploités en Europe. Aussi, les Etats-Unis laissèrent-ils l'Europe se couvrir de maïs, mais interdirent les protéagineux pouvant concurrencer le soja. Toute volonté de sortir de cette dépendance a fait depuis, aussitôt l'objet d'un rappel à l'ordre musclé.


Relance du lupin il y a 20 ans :

Jeune agriculteur possédant une ferme expérimentale, Philippe Desbrosses était, à l'époque, l'un des leaders du CINAB (Comité Interprofessionnel de l'Agriculture Biologique). Un jour, en feuilletant un vieux numéro de la revue Rustica, il découvrit « la plante d'or des sables » ainsi nommé le lupin. Séduit par les qualités énergétiques de la plante, il se mit à la recherche de graines ; Mais l'importation du lupin était interdite en France. La quête dura de longs mois, et finit par aboutir grâce à un industriel qui ramena illégalement des graines de RFA en France.

Sur la terre de Sologne, traditionnellement pauvre et acide, Philippe Desbrosses choisit la parcelle la plus désolée de ses 53 ha et sema ses graines.Quelques mois plus tard la parcelle était couverte de magnifiques pousses de 1,20m et la récolte s'effectua dans l'euphorie. Le seul problème, c'était que le lupin semé avait été du lupin jaune amer qui contient de la lupuline, alcaloïde plus ou moins toxique pour les consommateurs, qu'ils soient bipèdes ou quadrupèdes.

Mais qu'importe, les tonnes de matière verte constituèrent un engrais exceptionnel, et plus tard Philippe Desbrosses finit par trouver des graines de lupin jaune doux exempt d'alcaloïdes.

Avec le lupin jaune doux, on peut obtenir 22 quintaux à l'hectare de rendement, ce qui a fait rigoler les céréaliers de la Beauce avec leur 80 ou 100 quintaux à l'hectare.

Ceci ne découragea pas Philippe Desbrosses puisqu'il fit du lupin son sujet de thèse de doctorat es sciences en 1987 à l'Université de Paris VII, et que depuis 1975, il ne cesse de cultiver cette plante.


Un procédé de désamérisation du lupin :

Le dilemme qui s'est posé a été quel lupin exploiter : des lupins doux non toxiques mais d'un rendement modeste et peu résistant aux parasites, ou des lupins amers d'un bon rendement, résistant aux parasites mais toxiques à la longue, et d'un goût rebutant. Une équipe italo-suisse-allemande a résolu le problème en mettant au point un procédé d'extraction à froid des substances amères qui s'avère très efficace et peu coûteux, nommé « procédé Mittex ». De plus les substances amères recueillies s'avèrent posséder de très bonnes propriétés fertilisantes et phytosanitaires permettant de promettre des augmentations de 20 à 30% sur diverses cultures telles les tomates, pommes de terre ou autres.

Cette découverte technique laissait entrevoir de multiples avantages à la culture du lupin :

Mise en valeur des sols acides
Coût de revient peu élevé de la culture (peu d'engrais, résistance aux parasites)
Gros enrichissement du sol en azote.
Production de protéines en proportion égale et supérieure au soja.
Productions d'une huile d'excellente qualité
Obtention d'un fertilisant protecteur naturel et économique : le lupinex

Il est à noter qu'un brevet permettant de neutraliser les alcaloïdes du lupin amer et le rendant ainsi comestible aux animaux, avait déjà été déposé en 1930 par des Japonais. Racheté immédiatement par les Américains, il avait ensuite mystérieusement disparu ... écartant ainsi le lupin du marché concurrentiel du soja.


Voyage d'étude en Hongrie :

Suite à la hausse des prix du soja imposée par les Américains en 1983, un vent de panique s'installa chez les éleveurs français littéralement tenus en otage pour l'alimentation de leur bétail. Aussi Philippe Desbrosses organisa, avec une quarantaine de producteurs et la présence de FR3 un voyage en Hongrie, parcourant plus de 1 500 kms dans ce pays, royaume du lupin. Munie d'un siècle d'expériences sur les sols sableux acides et peu fertiles, la Hongrie était passée maître en la matière pour la culture du lupin. Néanmoins, le décollage rapide dans l'élevage du porc et de la volaille avait contraint le pays à importer du soja, son lupin de suffisant plus. C'est ainsi que ce pays cinq fois plus petit que la France, grâce à de nouvelles variétés et une volonté politique, mit en place un plan d'expansion du lupin sur 300 000 ha. Des modules d'exploitation par rotation de complémentarité lupin-pomme de terre-céréales, etc... a montré, à l'époque, à l'équipe française le bien fondé de la méthode pour les rendements obtenus. Par exemple, 80 quintaux à l'hectare avec un maïs n'ayant reçu que des quantités minimes d'engrais et de produits phytosanitaires. Par ailleurs les Hongrois montrèrent comment ils substituaient avec bonheur le lupin au soja dans les aliments du bétail dans une proportion allant de 25 à 60% des rations alimentaires.


Lupin contre soja : un blocus politique :

Lorsque l'on réalise que le lupin, non seulement peut diminuer nos importations de protéagineux, barrant la route au soja américain dans l'alimentation du bétail en particulier, compliquée par la nouvelle guerre des OGM, mais peut aussi diminuer notablement notre consommation agricole en engrais chimiques et en produits phytosanitaires, on comprend aisément les barrages mis en place depuis 20 ans face à cette opportunité. Les puissants lobbies internationaux au nom du libre-échange commercial interdisent ... et tiennent nos politiques sous leur joug. Plus récemment, le créneau des biotechnologies voit d'un très mauvais ½il « l'affaire lupin »< ; il y a 15 ans, l'Europe dépendait encore à 80% des marchés extérieurs pour ses réapprovisionnements en protéines. Aussi, un fonctionnaire de Bruxelles ironisait en déclarant : « l'autonomie de la France en soja est de 12 jours ».

Le lobby soja est suffisamment implanté à Bruxelles pour être en mesure de freiner, voire bloquer les dossiers protéines et décourager les utilisateurs du lupin. Anecdote : Ce même lobby avait fait circuler en 1984 une rumeur dans les campagnes laissant croire que 9 truies avaient péri empoisonnées par du lupin. Lorsque l'information a été démentie, elle avait déjà trouvé écho auprès de nombreux fermiers, et court encore.

L'exploitation des farines animales aura été un plan « foireux » pour essayer d'échapper à l'étau du soja. Contrairement à ce qu'on nous raconte, il existe de nombreuses ressources de protéines inexplorées, inexploitées, pour ne pas dire « torpillées ». C'est ainsi que la plupart des acteurs de l'aventure « lupin » commencée il y a 20 ans, ont été ruinés ou ont, tout simplement, disparu ; les unités de recherches et de productions ont, de leur côté été démantelées. Dans cette histoire, les paysans ont bien peu la parole, et ce n'est pas la première fois qu'une plante est promue ou délaissée en fonction d'intérêts politiques et commerciaux.


Un atout pour l'indépendance alimentaire :

Le lupin, médaille d'or olympique pour capter l'azote de l'air et le synthétiser dans le sol, représente un espoir sérieux pour les pays pauvres, permettant de valoriser des sols acides ou pratiquement rien ne pousse. Face aux apprentis sorciers des OGM qui promettent des solutions mirobolantes contre la faim dans le monde, alors qu'aux Indes, des paysans qui ont écouté le « chant des sirènes » sont ruinés, se suicident ou vendent un de leur rein pour faire subsister leur famille. C'est à ceux-là qu'ils faut demander ce que valent les cultures transgéniques. Les gagnants ne seront pas ceux que l'on croit. Actuellement le Chili et le Pérou utilisent le lupin sous forme de biscuits pour l'alimentation... Le lupin est largement utilisé aussi en Australie et nous l'avons vu en Hongrie.

Le lupin a reçu, depuis longtemps, son brevet de non toxicité. Lors du Congrès International du Lupin en 1984, il a été confirmé que la graine « désamérisée » pouvait se substituer à 100% au soja pour l'alimentation des ruminants, à 25% pour celle des volailles, et à 15% pour celle des porcs.

Hélas nous avons pris beaucoup de retard dans cette voie et il faudrait rapidement mettre en culture entre 500 000 et 1 million d'hectares en France pour rejoindre rapidement nos marges de sécurité alimentaire. Nous verrons si le vent de panique actuel donnera naissance à des initiatives intelligentes et courageuses

# Posté le lundi 31 mars 2008 06:19